A c½ur vaillant rien d'impossible. La foi peut soulever des montagnes. Autant d'adages qui illustreraient fort à propos la fable contemporaine qu'incarne la success story de Nâdiya.
Cadette d'une famille de six enfants originaire d'Algérie et de condition modeste, elle ne regrette rien de cette vétusté, sa richesse résidant dans l'humilité et la foi inculquées.
Et se voit déjà chanter en compagnie des plus grands dans ses rêves d'enfant, pour donner, partager.
La gamine, pour être acceptée des autres, se doit de briller dans ce qu'elle entreprend, dans les faits et non par l'image.
Ainsi, sa volonté, mise au service de l'athlétisme, lui apportera à 15 ans puis 16 ans ses titres de championne de France, contre tous pronostics car surclassée sur le papier par ses rivales.
Cette victoire ne saura atténuer le besoin de transmettre qui brûle en elle, les sirènes de la musique ne s'étant jamais vraiment tues.
Aussi Nâdiya fera-t-elle le choix douloureux de quitter sa famille et sa ville natale, Tours, pour la capitale.
Choix douloureux tout d'abord parce qu'il lui vaut le courroux de sa famille, incapable de comprendre combien ce départ lui est vital, et, surtout, inquiète des éventuelles désillusions.
Douloureux également, puisqu'à Paris, elle y découvre les galères, la précarité, le doute.
Autant d'années de souffrance qui auraient vu plus d'un renoncer pour le confort et l'amour qui l' attendaient chez elle.
Mais pas Nâdiya.
Et à force de persévérance, elle décroche un casting pour participer à l'émission Graines de star.
L'histoire d'amour avec le public ne fait que commencer, puisque ce plébiscite lui permet par trois fois de triompher et de réaliser cet album qui lui tenait tant à c½ur.
Pourtant, la jeune artiste est loin d'être arrivée.
Ainsi, si sa personnalité séduit, les titres ne lui permettent d'aller au bout de ses ambitions car ne lui ressemblent pas suffisamment. Ce revers contraint Nâdiya à un devoir d'introspection, un silence de trois ans émaillé de refus de chansons légères, de reprises faciles et de collaborations de nom. Car elle ne peut qu'être sincère avec ses fans et veut chanter avec tout son c½ur.
Mettant sa carrière en péril mais forte de cette volonté qui l'anime, elle attendra « parle moi », chanson qu'elle fera sienne, comme en écho à ses souffrances personnelles.
L'osmose se fait alors avec une équipe ambitieuse autour d'un concept inédit mêlant pop, rnb et musiques filmiques, pour mieux servir des thèmes puissants et chargés d'émotion.
En naît l'album 16/9e, ponctué de tubes comme « et c'est parti », « si loin de vous», etc...
Le public ne s'y trompe pas et consacre celle qui nous susurre dans « signes » qu'« il suffit de croire ».
Les ventes respectives en attestent de belle manière : Près d'un demi-million d'albums, 750000 singles et 30000 DVD séduisent en France mais également au delà de nos frontières.
La Victoire de la musique du meilleur album rap/rnb de 2005 est une reconnaissance tout aussi belle pour Nâdiya, qui sillonne alors l'hexagone à la rencontre de ceux qui l'ont soutenu.
Et qui nous offrira la joie de découvrir, le 3 juin à l'Olympia, un show à la « démesure » de son univers musical comme graphique, dans lequel s'entrechoquent Gladiator, Rocky, Top Gun, Lawrence d'Arabie ou encore 2 Fast 2 Furious.
Nâdiya va sortir son nouvel opus avec la même équipe qui a su révolutionner les standards contemporains. Autres aventures en perspective donc, mais même souci pour l'artiste de nous ouvrir son c½ur, de partager joies et peines, et d'insuffler en tous cette force qui la guide depuis toujours. « Tous ces mots » en est le premier extrait.